Le lac des Perches en passant par les lacs de Neuweiher

Le lac des Perches

Le lac des Perches, aussi appelé Sternsee, se blottit dans un ancien cirque glaciaire à 1000 mètres d’altitude, sa naissance résulterait de phénomènes volcaniques.

Accessible uniquement à pied ce site reste très préservé et plusieurs sentiers de randonnée permettent d’y arriver.

L’accès à ce lac n’est pas de tout repos, il faut compter entre 40mn et 2h de marche suivant le lieu de départ ! L’accès ne se fait qu’à pied mais le spectacle qu’offre le lac en arrivant efface très rapidement la difficulté de marche.

Le nom du lac des Perches ne doit rien au poisson éponyme mais provient d’une transition maladroite de lac des Bers, dénomination d’une grande chaume située à proximité.

Au 19e siècle, le lac des Perches se nomme « Sternsee », littéralement le lac aux étoiles. Ce nom évoque le miroitement de l’eau par temps ensoleillé ou le reflet des étoiles sur la surface du lac, par nuit sans vent et sans nuages. De proches pâturages portent le nom de « Bers » : le lac se serait donc appelé ensuite « le lac des Bers ». Mais le patois alsacien aurait transformé « Bers » en « Bärsch » mot qui désigne la perche, le poisson en langue a alémanique. D’où le nom actuel de « lac des Perches ».

Légendes

Un jeune garçon s’est noyé dans le lac en voulant attraper une étoile filante tombée dans ses eaux, c’est ainsi que les Alsaciens le désignent sous l’appellation Sternsee (lac des étoiles).
Le lac bénéficie d’un phénomène de miroitement intense lié à la limpidité de ses eaux, reflétant son fond granitique.

Une autre légende :

La déesse Germanique Fricka, gracieuse mais terrible divinité avait l’habitude de traverser le ciel au-dessus du lac sur un char de verre dont les roues étaient fixées par sept clous d’argent. Une nuit, un puissant sorcier en proie au ressentiment, cloua à jamais les sept clous d’argent dans le ciel, composant ainsi le « grand chariot ». Les roues se détachèrent du char et out l’équipage fut englouti dans le lac. La légende raconte que certaines nuits, Frika sort de l’eau à la recherche de ses clous d’argent afin de pouvoir reprendre sa course nocturne.

Les lacs de Neuweiher

Les lacs de Neuweiher sont d’origine glaciaire mais leur configuration actuelle découle des deux barrages installés afin de retenir l’eau et fournir de l’énergie hydraulique. Les deux barrages ont été utilisés puis abandonnés. Les deux lacs étaient alors à sec et l’agriculture a repris le dessus. Une ferme est alors construite mais elle a été submergée lorsque les barrages ont été reconstruits en 1858. Il est aujourd’hui possible d’observer les ruines de la ferme lorsque le niveau d’eau est bas.

Les lacs appartenaient auparavant au Chapitre de Masevaux. Il louait son droit d’eau aux forges et aux domaines forestiers locaux afin de favoriser la production du charbon de bois.

Légende

Autrefois, quand le soleil se couchait derrière le Ballon d’Alsace, résonnaient les battements monotones d’un tambourin. Cet étrange instrument n’était connu de personne dans la vallée, pas plus que ne l’était son interprète que les gens appelaient « Dambürle »

Doué d’un pouvoir magique, le son répétitif subjuguait le passant attardé dans la montagne.

Si l’on ne se bouchait pas les oreilles, on se trouvait irrésistiblement entraîné dans sa direction, mû tantôt d’un pas rapide, nerveux, tantôt plus lentement comme hypnotisé, selon le rythme capricieux imposé par ce diable de tambourin.

Entièrement envoûté, on suivait des layons et des sentiers impossibles, obscurs et dangereux, parfois toute une nuit, au grè de la fantaisie de ce sorcier invisible.

Prend garde, cher marcheur, lorsque le roulement lancinant prend fin, de ne pas te retrouver le corps brisé, fatigué et les vêtements en piteux état, couché sur les pentes vertes ou coiffé à frimas du Ballon, ou sur le bord d’un lac…ici ?… ou au Sternsee ?

En effet, il se dit que le grondement du tonnerre aurait le même pouvoir dans les vallons enchanteurs d’alentour….